La galère des pilotes

Le fameux plan B et les autres solutions

L’intérêt d’un plan B (pas nécessairement dans l’aérien…) prend tout son sens. Avoir un deuxième métier
permet éventuellement de (mieux) rebondir.

Hélène Tauzin, ex-pilote de ligne, a connu cette situation : obligée de se reconvertir la mort dans l’âme.
Administratrice du CNAM, elle milite pour faire connaître un dispositif destiné aux pilotes de ligne souhaitant une reconversion provisoire ou définitive : la formation d’ingénieur diplômé d’état (IDPE). Cette filière permet à des pilotes de faire valider leur savoir pour l’obtention de ce titre. Le référentiel part du principe que, dans l’exercice de ses fonctions, le pilote met en action diverses compétences qui entrent
dans le cadre de la connaissance d’un ingénieur, il s’agit en quelque sorte d’une validation des acquis
de l’expérience (VAE) dans des domaines comme le management, l’information, la résolution de problèmes à multiples paramètres, la prise de décision, etc.

Moins cher et plus simple qu’une VAE
Le dispositif est moins cher qu’une VAE et plus simple à mettre en pratique. Il y a un dossier à remplir avec le passage devant un jury.

La suite est la rédaction d’un mémoire sur une période de 18 mois et sa soutenance à la clé. Pour des formations spécifiques, il y aurait quelques unités d’enseignement à passer, sur un volume limité. L’objectif n’est pas d’attacher une breloque sur les uniformes de ces pilotes en partance ou pas, mais bien de leur donner du travail, sachant qu’il existe des secteurs où le manque d’ingénieurs est criant. Certes, ils ne sont pas nécessairement en lien avec l’aérien, mais le besoin est réel. Il y a un coût minime pour le candidat, de l’ordre de 700 euros, le reste (environ 1 100 euros) est pris en charge par divers organismes. C’est un procédé souple qui n’oblige pas le pilote de ligne stressé à retourner sur les bancs d’une fac, cela le rend donc très accessible.

La première session pour les pilotes aurait lieu en septembre.

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